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Joëlle Milquet prend l'engagement formel de porter la question des normes de vent au Kern de cette semaine
Dans le prolongement de notre précédent article, nous avons reçu une confirmation écrite et signée par la Présidente du cdH des engagements formulés par le Député fédéral Georges Dallemagne.
La Vice-Première s'engage à porter l'exigence d'un retour immédiat aux anciennes normes de vent lors du prochain Conseil des Ministres restreint.
Pour les victimes de l'utilisation abusive, excessive et illicite de la piste d'atterrissage 02, il s'agit d'une étape importante. Cette décisions signifie que le cdH va engager tout son poids pour que soit mis fin au calvaire vécu par les habitants des quartiers familiaux concernés.
Sauf à endosser une très lourde responsabilité, le Secrétaire d'Etat à la Mobilité Etienne Schouppe ne pourra pas se soustraire à cette demande expresse d'un partenaire gouvernemental qui dénonce le caractère inhumain d'un dispositif qui ne permet pas de survoler dans la pleine mesure du possible des zones non aedificandi.
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Le cdH excédé par l’attitude scandaleuse
d’Etienne Schouppe
Conviés par le cdH dans les locaux du Parlement, plusieurs représentants d’associations accompagnés de riverains sont venus exprimer leur ras-le-bol face aux pratiques hors la loi d’Etienne Schouppe. Pour leur répondre, des élus humanistes non moins mécontents. Pour le Député fédéral Georges Dallemagne, c'est désormais au niveau du Kern qu'il convient de placer la barre, sous l'arbitrage de Premier Ministre Herman Van Rompuy.
Cet article a été rédigé en collaboration avec la Revue Mille Décibels pour une autre publication à laquelle il est originellement destiné, "Les Nouvelles de Bruxelles-Est".
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Mobilisation unanime des Conseils communaux
à Crainhem et Woluwé-Saint-Pierre
Les conseils communaux de Crainhem et de Woluwé-Saint-Pierre ont voté à l'unanimité une motion adressée au Premier Ministre. Ils exigent que le Secrétaire d'Etat à la Mobilité Etienne Schouppe applique de bonne foi la décision de la Cour d'Appel de Bruxelles en restaurant les anciennes normes de vent, sans plus intégrer de considérations communautaristes dans cette douloureuse problématique
Cet article a été rédigé en collaboration avec la Revue Mille Décibels pour une autre publication à laquelle il est originellement destiné, "Les Nouvelles de Bruxelles-Est".
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EDITORIAL |
Lettre ouverte au Premier Ministre Yves Leterme
Ne fut-ce que pour témoigner de la rationalité dans un dossier qui n'a connu que beaucoup trop d'errements, Gauthier van Outryve s'adresse respectueusement au Premier Ministre pour lui exposer à quel point le choix d'Etienne Schouppe est inadéquat pour la prise en charge de la Mobilité au sein du gouvernement fédéral. Il en appelle au sens supérieur des responsabilité d'Yves Leterme pour que soit envisagé à très court terme un remaniement ministériel. Il s'agirait d'une correction technique, aux seule fins d'efficacité, qui constituerait l'attitude la plus sage dans le contexte difficile de crise majeure duquel le pays n'est pas encore sorti. Ce serait la preuve d'une réelle capacité de bonne gouvernance que les victimes du Plan Anciaux ont le droit légitime d'exiger..
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Bonne Gouvernance démocratique :
L'espérance d'une nécessité
Lorsqu'il s'agit du dossier des nuisances aériennes de l’aéroport fédéral, évoquer les critères de la bonne gouvernance démocratique se révèle être une méthode d’investigation en plus d’un outil critique. Pour ne pas user une notion aussi précieuse en l’utilisant comme un terme trop à la mode, il fallait explorer soigneusement la réalité qu’il recouvre. Gauthier van Outryve nous présente une approche synthétique dans le cadre d’une mise en perspective de l'action des pouvoirs publics au cours de l’actuelle législature. Comprendre les événements qui seront demain le passé, pour savoir comment préparer l’avenir, donnera à chacun l’occasion d’une réflexion nécessaire à la fondation de nouvelles espérances.
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Interpellations citoyennes entre fureur et désespoir
La pétition « stoplanduyt.be », qui a déjà rassemblé des milliers de signatures, n’est pas seulement une initiative utile. Elle est également une manifestation tout à fait démonstrative de ce que le web apporte au débat démocratique en matière d’expression citoyenne. Beaucoup de pétitionnaires ont accompagné leur signature d’un commentaire. Leurs contenus sont souvent remarquables par leur pertinence et leur clairvoyance du jeu politique. A côté du travail d’information structuré et compétent des associations de riverains, ces témoignages individuels apportent un précieux éclairage supplémentaire dans le débat démocratique. Il faut prendre la peine de les lire, pour qui se soucie de prendre la juste mesure du vécu des victimes de la politique de dispersion des nuisances sonores de l’aéroport fédéral. Elles rendent possible un voyage en empathie, une rencontre avec des personnes réelles. Lorsqu’on ne subit pas soi-même le bruit excessif des avions, il est parfois difficile de réaliser qu’il puisse être la cause d’une vraie souffrance, d’un profond désarroi. La rédaction de Mille Décibels a voulu faire le tri de ces expressions pour extraire celles, parmi les plus touchantes et les plus sincères, qui permettront de mieux le comprendre. Il faut entendre la colère mais aussi ressentir le désespoir de ceux dont la vie a été bouleversée à cause de l’inconséquence de la politique menée par l’actuel gouvernement fédéral.
Gauthier van Outryve
Rédacteur en Chef de Mille Décibels
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PRECEDENTS ARTICLES
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Interview de Didier Gosuin
Comme bourgmestre d'Auderghem et ancien Ministre bruxellois de l'Environnement, Didier Gosuin critique vertement le principe de dispersion « tout azimuts », selon lui « un non-sens », indiquant qu’il faut chercher ailleurs que dans la pratique actuelle une formule de « répartition équitable » qui demandera un important effort d'objectivation.
Par rapport au risque de régionalisation de l’aéroport fédéral, conséquence historique probable en cas d’avancée franche du confédéralisme, le poids lourd du FDF fait le constat d’un danger potentiel pour les habitants des communes à facilités de la « Zone F » à Kraainem et Wezembeek-Oppem, minorité exposée aux risques de la sous-représentation démocratique. Il confirme qu’ils ont subi l’application d’un critère de densité de population francophone dans la mise en œuvre du plan Anciaux.
Pour Didier Gosuin, la consolidation juridique de la réglementation bruxelloise en matière de normes de bruit qui porte son nom n’est pas à percevoir comme une action menée « contre » la Flandre ou les riverains du noordrand. Au contraire, pour prendre tout son sens, elle doit être le synonyme de la disparition de vols de nuit « qui n’ont pas leur place dans un aéroport urbain » mais « ailleurs dans l’espace belge ». De même, il répond à Yves Leterme qu’il « rêve debout » s’il projette d'augmenter fortement les vols de jours dans le cadre du plan START.
Didier Gosuin en appelle au sens des responsabilités d’un prochain Ministre de la Mobilité, peu importe son appartenance linguistique, qui « saura mettre au placard les rêves des investissements fous qui ont pu exister » et réduire drastiquement le trafic aérien au départ et à l'arrivée de l'aéroport fédéral. A l’inverse de l’idée de les corriger à la baisse, l’ancien Ministre de l’Environnement bruxellois suggère que les normes bruxelloises deviennent celles en vigueur dans tout le pays. Selon lui, c’est à l’Etat de tirer les conséquences du choix initial erroné de développer cet aéroport, pas à la population riveraine.
Cette prise de position très ferme exprimée au nom du MR entre en proche résonance avec celle du cdH (>>> cfr. Rubrique "Actualité" >>>), contribuant à faire évoluer de manière significative le dossier de l'aéroport fédéral. Dans la suite logique de ces deux déclarations auxquelles d'autres convergeront peut-être, les prochaines négociations gouvernementales devraient être le théâtre d'un rapport de force politique reconfiguré où la croissance exponentielle du trafic aéroportuaire à Zaventem n'apparaît plus comme une fatalité.
La rédaction de Mille Décibels, qui avait souligné encore récemment le caractère indispensable d'une telle prise de conscience du politique (>>> cfr. "Bonne Gouvernance démocratique : L'espérance d'une nécessité" >>>), tient à saluer cette évolution positive pour l'ensemble de la population.
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Interview exclusive d'Elio Di Rupo
Définitivement, le dossier des nuisances aériennes de l’aéroport de Bruxelles-National s’inscrit au cœur du débat politique belge. Le Président du PS et Ministre-Président de la région wallonne a répondu aux questions de Mille Décibels et son message est sans ambiguïté : le PS « refusera de céder à toute pression qui conduirait à bétonner la situation inacceptable qui prévaut actuellement ». Pour Elio Di Rupo, aucune solution durable n’existera sans que soit pris le critère de densité de population. Investir dans des mesures d’isolation acoustique et des expropriations est une nécessité rationnelle qu’il serait vain de vouloir contourner. Il apporte son plein soutien aux propositions formulées par la Région bruxelloise, en soulignant l’intérêt d’un retour à une situation similaire à celle de 1999, d’une extension de la nuit aéroportuaire à 7h du matin et d’une modification des composantes de vent qui permettra de réduire l’utilisation excessive de la piste 02. En réponse à ceux qui voudraient porter l’accusation d’égoïsme envers les bruxellois qui refusent le plan Anciaux, la réponse du leader des socialistes francophones est cinglante : « Ce sont ceux qui refusent obstinément de prendre en compte les nuisances dont souffrent des milliers d’habitants de Bruxelles et de la périphérie qui sont égoïstes. » C’est la position de blocage entretenue par Yves Leterme qui est, selon lui, de nature augmenter le risque d’une légitime mise en œuvre des astreintes dues pour les infractions aux normes de bruit bruxelloises.
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Interview exclusive de Benoît Cerexhe
Le Ministre de l’Economie Benoît Cerexhe est en quelque sorte le second personnage en importance au sein du gouvernement de la Région bruxelloise. Il nous confirme sa détermination à tenir une position forte dans le cadre des pourparlers entre régions et fédéral qui doivent mener à un redéfinition de la stratégie de gestion des nuisances aériennes de l’aéroport de Bruxelles-National. Lors de la crise DHL, Benoît Cerexhe avait déjà tenu la position du cdH avec la plus grande fermeté. Il en sera de même au moment où tout se joue pour l’habitabilité future de Bruxelles et de l’oostrand. Mais d’abord, Benoît Cerexhe accuse. Il accuse certains politiques au nord du pays de prendre le risque du pire pour l’aéroport en refusant la main tendue par Bruxelles à la Région flamande. Il explique et démontre que la proposition bruxelloise d’un retour à la situation de 1999 est un acte de pacification. Il ne pourra s’agir que d’une solution provisoire car ni la Flandre ni Bruxelles ne peuvent se satisfaire sur le long terme de cette option. Pour le Ministre, le retour à 1999 impose effort et bonne volonté à toutes les parties en restaurant un climat de sérénité propice à une réflexion menée en commun, sur un pied d’égalité avec la Flandre et le fédéral. Hors de cette logique de paix, qui doit nous donner le temps de choisir de concert une stratégie censée pour le devenir l’aéroport, la figure de proue du cdH à Bruxelles montre qu’il n’y a que l’égarement et la crise. S’agissant de la santé des gens tout autant que de la santé économique de la zone aéroportuaire, les vieux réflexes identitaires n’ont pas de place dans ce débat aussi complexe que sensible. Benoît Cerexhe fait profession de foi en annonçant que l'époque où certains croyaient pouvoir parler de Bruxelles comme d'une sous région est définitivement révolue. Dans un rappel de l’historicité des faits, Benoît Cerexhe exprime sa très vive déception au sujet du MR et du FDF. La mise en évidence de leur faute vis-à-vis des bruxellois sera sans nul doute un axe central de la campagne électorale pour les élections communales et fédérales. En humaniste convaincu, se posant en défenseur de la démocratie, le Ministre Cerexhe promet et s’engage. En conscience, le sacrifice du droit au sommeil à des exigences économiques, et encore moins à des expressions partisanes faussement légitimées, ne pourront jamais être admises par le cdH. Le principe de dispersion des vols de nuit, sans mesures de corrections proportionnées, a montré ses travers et s’est heurté à l’impossibilité juridique. Refuser d’écouter les citoyens, refuser d’écouter les juges ; voilà ce que le gouvernement fédéral ne peut pas.
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Les devoirs d’hospitalité de la Capitale de l’Europe
Le plan Anciaux est devenu synonyme de dégradation de leur sommeil pour d’innombrables fonctionnaires européens, fonctionnaires de l’OTAN, diplomates, employés de multinationales et lobbyistes étrangers qui ont élu domicile à l’est de Bruxelles et dans l’oostrand. Le statut de capitale européenne conféré à Bruxelles crée des devoirs. Octroyer un cadre de vie décent aux membres de la communauté internationale accompagnés de leurs familles n’est pas le moindre de ceux-ci. Le principe de dispersion qui impose le survol de nuit des quartiers où ils ont le plus souvent choisi d’habiter n’est à l’évidence pas compatible avec cet objectif. Bien sûr, les droits des « internationaux » ne prévalent pas sur ceux des autres citoyens. Mais ils ne sont pas non plus inférieurs et il serait anormal que leurs souffrances vécues n’aient pas droit de citer. S’il est vrai que l’attitude décevante des autorités en charge de ce dossier est critiquable de manière générale, il est essentiel de relever que les manquements au devoir d’hospitalité de la capitale de l’Europe ajoutent une spécificité fautive supplémentaire dont les conséquences politiques sont loin d’être anodines.
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EDITORIAL
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Les coûts réels de la méthode Landuyt
Le Ministre de la Mobilité Renaat Landuyt a posé en priorité absolue le maintien du principe de dispersion des nuisances sonores de l’aéroport fédéral. Une évaluation de sa méthode permet de comprendre à quel point il s’agit d’un présupposé contre-productif. Au fur et à mesure que le temps s’écoule sans qu’une solution n’ait été apportée à la crise des nuisances aériennes, sans aucune perspective politique qui lui serait favorable, d’énormes sommes d’argent s’évaporent au détriment du contribuable et des acteurs économiques. Il est temps d’évoquer la responsabilité personnelle de Renaat Landuyt dans ce qui se profile comme un gâchis majeur. C’est ce que Gauthier van Outryve, Rédacteur en Chef de Mille Décibels, a voulu montrer dans une analyse qui ne laisse aucune place à la complaisance.
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Les citoyens qui observent les politiques ont acquis une capacité critique inédite
Denis Marion est le porte-parole du comité « Trop de bruit en Brabant wallon », une des associations les plus actives dans le débat soulevé par la mise en place du plan Anciaux. « Trop de bruit » a récemment dénoncé à juste titre la pression environnementale excessive exercée par l’aéroport de Zaventem sur de larges zones du Brabant wallon, en équivalence avec ce que subissent des communes du noordrand telle que Meise. A plusieurs reprises, cet organe de représentation particulièrement dynamique s’est distingué par la pertinence de ses analyses et l’à-propos de ses expressions. S’exprimant en son nom propre pour la revue Mille Décibels, Denis Marion apporte son témoignage sur les spécificités du combat citoyen dans ce dossier. Il souligne la force de mobilisation d’une population bien informée, de même que son excellente capacité d’évaluation critique. Il décrit le rôle d’une association qui est de stimuler tout homme ou femme politique susceptible de contribuer utilement à faire progresser des objectifs essentiels pour la population, sans a priori ni à la faveur ni au détriment de l’une ou l’autre formation. Apolitique mais certainement pas neutre, « Trop de bruit » réclame légitimement le meilleur de la part des élus qui ont été chargé de défendre le droit au respect de leurs électeurs. C’est un démocrate éclairé qui s’adresse au Ministre André Antoine pour lui soumettre l’injonction positive d’une plus grande implication dans les négociations en cours entre les Régions et le fédéral. La crédibilité de la solidarité déclarée entre la Wallonie et Bruxelles est en jeu. A l’évidence, il y a une main tendue. Le but est ici le rapprochement, pas l’opposition des points de vue entre le mouvement citoyen et cette figure de proue du cdH qui est Vice-Président et Ministre du Logement, des Transports et du Développement territorial de la Région wallonne.
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Nederlandstalige of Vlaamse politici in Brussel ?
Wiens belangen verdedigen deze beleidsmensen ?
Dans le débat des nuisances aériennes de l’aéroport de Bruxelles-National à Zaventem, les mouvements associatifs sont des relais démocratiques essentiels. Leur rôle d’évaluation permanent est un indicateur précieux de la légitimité des positions politiques adoptées par les élus. Compte tenu de la contrainte lourde imposée aux négociateurs bruxellois par les membres néerlandophones du gouvernement, il est évidemment essentiel de pouvoir prendre la mesure de l’opinion des citoyens néerlandophones de Bruxelles. Au sein de l’association phare « Bruxelles Air Libre Brussel », « le collectif des membres néerlandophones » est le principal relais entre la population des bruxellois de culture flamande et ses représentants politiques. Ils nous donnent leur éclairage sur les prises de position des Ministres Guy Vanhengel, Pascal Smets et Brigitte Grouwels.
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Quelle approche pour les vols de nuit en Europe ?
Prise de position de la Commission européenne
Stefaan De Rynck est le Porte-parole du Commissaire européen chargé des Transports. Au nom du Commissaire Jacques Barrot, il répond avec sincérité à Mille Décibels qui a sollicité un éclaircissement sur la position de la Commission européenne au sujet d’une éventuelle interdiction généralisée des vols de nuit en europe. Il nous expose par cette voie les principaux arguments pour lesquels la Commission ne peut ni ne veut l’envisager. Sa démonstration consiste à mettre en avant le principe de subsidiarité, sans toutefois le nommer, à savoir que les pouvoirs nationaux ont à régler seuls les problèmes suscités par les activités aéroportuaires nocturnes. Parce que ce serait la seule voie rationnelle et efficace pour tenir compte des spécificités locales qui correspondent à chaque aéroport. La Commission nous rappelle, en guise de consolation, qu’une Directive existe pour contraindre les pays à appliquer les principes de « l’approche équilibrée » tels qu’ils sont définis par l’OACI. Au moins, il ne nous est pas interdit de diminuer le bruit. Stefaan De Rynck rappelle aussi et non sans à propos les devoirs imposés aux gouvernants par la Cour des Droits de l’Homme. Hors cela, c’est la règle de la concurrence entres les pays d’Europe qui doit régler le jeu. La même concurrence qui crée le besoin des vols de nuit. En Belgique, il n’existe aucun parti, aucun leader flamand ou francophone qui n’ait pas appelé de ses vœux une interdiction des vols de nuit imposée au niveau européen. Il faut le constater : elle ne viendra pas. En tout cas pas aussi longtemps que le gouvernement belge, appuyé par des alliés qui restent à identifier dans le concert de l'Europe, n’aura pas produit l’effort immense d’imposer une idée jugée malvenue par beaucoup d’Etats membres. Notre si petit pays reste donc confronté à l’insoluble dilemme que suscite, à Zaventem notamment, la mise dos à dos d’intérêts économiques et environnementaux terriblement contradictoires. Sans plus entretenir artificiellement l'espoir d'une solution européenne, demain, le gouvernement fédéral aura à assumer des responsabilités qui n’incombent qu’à lui dans ce dossier. Les uns ou les autres seront peut-être sacrifiés. L’espoir pourrait encore venir d’initiatives menées au Parlement européen. Mais il faut se rendre à l’évidence que pour l'heure Région bruxelloise, Région flamande, Région wallonne, Etat fédéral, citoyens victimes du bruit que font les avions la nuit ; nous sommes seuls et dans le noir.
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Gouverner, c’est aussi prévoir
Analyse des origines de la crise gouvernementale
A Bruxelles, dans le dossier des nuisances aérienne, Yvan Vandenbergh est une des principales figures de l’expression citoyennes. Membre actif de l’association Bruxelles Air Libre Air Libre Brussel depuis longue date, il est de ceux qui démontrent que certains des décideurs politiques et économiques n’ont pas de leçons de sérieux à donner à ceux qui assument le sacerdoce de les critiquer avec rigueur et opiniâtreté. Capacité d’analyse de la situation globale, connaissance de l’historicité des faits, pertinence des mises en garde : tout indique que le monde associatif est capable d’une maturité qui manque à encore beaucoup de nos actuels dirigeants. Dans ce document de synthèse, on cherchera en vain des signes d’exagération, des témoignages excessifs ou des données tronquées. Et encore moins des tentatives d’incitation à l’antagonisme entre les victimes du bruit. Pendant que certains politiciens se croient encore autorisés à user de caricatures et d’outrance simplificatrices, ad nauseam, les représentants d’associations affinent et peaufinent leurs argumentations. En quelques sortes, ils se sont professionnalisés. Il serait temps que quelques retardataires au gouvernement, dans nos assemblées parlementaires, dans les médias, prennent acte de cette évolution. A défaut, c’est au mieux le ridicule et au pire le poujadisme qui caractériseront leurs prises de position lorsqu’elles sont mal construites ou mensongères. Comme lorsqu’on accuse Bruxelles de vouloir la fermeture de Zaventem … alors que la Région ne fait que refuser le plus mauvais plan de gestion des nuisances de toute l’histoire de l’aéroport. Pour beaucoup d’autres politiques, ceux qui sont soucieux de bonne gouvernance et pour qui la recherche d’une solution aussi intelligente qu’humaine est une fin, il n’y a que matière à se réjouir de pouvoir disposer des interlocuteurs qui sont là pour expliquer la réalité vécue par les gens. Il suffit d’écouter - ici de lire - et de chercher à comprendre les conseils de sagesse que l’expérience du terrain, mêlée à une immense bonne volonté permettent de distiller. Cette capacité de témoignage existe chez Yvan Vandenbergh, comme chez beaucoup d’autres représentants d’associations de Bruxelles et de l’oostrand.
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Interview exclusive d'Isabelle Durant
Isabelle Durant, Secrétaire Fédérale d’Ecolo et Sénatrice, prend fermement position pour condamner la « calamiteuse » politique gouvernementale dans la gestion du dossier des nuisances aériennes. Le projet de loi rédigé par Renaat landuyt est qualifié de « torchon gouvernemental » et elle invite la Région bruxelloise à user pleinement de sa capacité de négocier sur base de la reconnaissance en justice de ses prérogatives légitimes. Elle porte ses critiques les plus sévères sur le rôle joué par le parti SPA-Spirit, aujourd’hui comme hier, dans tout ce qui touche à la Mobilité autour de l’aéroport. Au-delà de la question du bruit des avions et de l’habitabilité, elle montre que le dossier des transports a été le moyen d’une véritable entreprise de captation du potentiel économique de la Région bruxelloise. Pour celle qui fut Ministre de la Mobilité entre 1999 et 2003, la malgouvernance caractérise de manière globale le dossier et la coupable attitude de complaisance passive des partenaires MR et PS du gouvernement fédéral leur fait endosser la responsabilité des fautes commises, tout autant que leurs auteurs directs. Celle qui fut la cible d’une certaine vindicte au sein de l’opinion flamande s’affiche pourtant comme étant du côté des citoyens, quels que soient leur langue, leur culture et surtout leur lieu d’habitation. Derrière les caricatures que certains ont voulu faire et surcharger, on aperçoit un réel souci de respect réciproque qui, selon elle, ne peut être rendu possible que par une totale objectivité. Ainsi explique-t-elle que seule la concentration des vols de nuit lui a paru être une nécessité, sans exclure que les vols de jours puissent être étalés en fonction de critères rationnels. Sans se faire d’illusions démesurées au stade où en sont les choses, elle en appelle à réfléchir à la création de structures de dialogue et de concertation entre la Région Bruxelloise et de la Région flamande. Le renfermement de Bruxelles sur elle-même ne pouvant aboutir qu’à une impasse, Isabelle Durant pense qu’un progrès vers plus de confédéralisme, même si elle le regrette à titre personnel, permettra de progresser dans la reconnaissance réciproque des identités autonomes de Bruxelles et de la Flandre.
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Interview exclusive de Denis Grimberghs
Le Chef du Groupe cdH au Parlement régional bruxellois prend fermement position contre un principe de dispersion qui vise de manière absurde à augmenter le nombre de victimes des nuisances sonores. Il dénonce la déresponsabilisation de la BIAC et des compagnies aériennes qui ne sont plus tenues de respecter des engagements financiers qui avaient pourtant été pris en faveur des riverains. Il explique que ces engagements, qui devaient répondre au droit à l’indemnisation des habitants sous forme de mesures d’expropriation ou d’isolation, ont été rendus artificiellement impossibles par l’abandon de nécessaires mesures de concentration des nuisances. Il recuse dès lors le principe d’une « loi de dispersion » spéciale qui serait la traduction d’un accord politique là où les considérations devraient rester purement techniques. Denis Grimberghs affirme que la Région de Bruxelles Capitale doit exiger l’application de mesures correctrices au sol, car c’est la seule manière de conduire ce dossier vers la stabilité juridique. En tant qu’élu de l’opposition communale à Schaerbeek, il démontre que le transfert de nuisances aériennes au-dessus de Bruxelles procède d’une logique économique qui tend à faire de Bruxelles une simple vitrine du Brabant flamand, au mépris de la population bruxelloise. Selon, lui, la Région Bruxelloise n’était en rien redevable vis-à-vis de la Flandre en ce qui concerne la charge des nuisances aéroportuaires et le principe de répartir les nuisances ne se justifiait pas. Pour défendre les intérêts vitaux de la Région bruxelloise, il demande que la réglementation sur le bruit soit appliquée avec la plus grande sévérité, quitte à bloquer au sol sur le tarmac de Zaventem les avions appartenant à des compagnies qui n’honorent pas leurs amendes. Quant à l’existence d’une « Zone F » discriminatoire des francophones, si des documents devaient clairement l’établir, Denis Grimberghs déclare au nom du cdH que toutes les décisions posées par Bert Anciaux devraient alors être de facto considérées comme caduques.
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APPEL DE LA REVUE MILLE DECIBELS
POUR LA CREATION PAR LE GOUVERNEMENT FEDERAL
D’UN « GROUPE DE REFLEXION ETHIQUE »
CHARGE D’ETUDIER LA PROBLEMATIQUE
DES NUISANCES AERIENNES DE L’AEROPORT
DE BRUXELLES-NATIONAL A ZAVENTEM
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