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ANALYSES
ET PRISES DE POSITIONS
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Nederlandstalige of Vlaamse politici in Brussel ?
Wiens belangen verdedigen deze beleidsmensen ?
Dans le débat des nuisances aériennes de l’aéroport de Bruxelles-National à Zaventem, les mouvements associatifs sont des relais démocratiques essentiels. Leur rôle d’évaluation permanent est un indicateur précieux de la légitimité des positions politiques adoptées par les élus. Compte tenu de la contrainte lourde imposée aux négociateurs bruxellois par les membres néerlandophones du gouvernement, il est évidemment essentiel de pouvoir prendre la mesure de l’opinion des citoyens néerlandophones de Bruxelles. Au sein de l’association phare « Bruxelles Air Libre Brussel », « le collectif des membres néerlandophones » est le principal relais entre la population des bruxellois de culture flamande et ses représentants politiques. Ils nous donnent leur éclairage sur les prises de position des Ministres Guy Vanhengel, Pascal Smets et Brigitte Grouwels.
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Nuisances acoustiques engendrées par les avions
Note de méthodologie critique par Jacques Coomans
Jacques Coomans, membre actif de l’association Wake Up Kraainem, est depuis très longue date impliqué dans les réflexions menées à Bruxelles et en Flandre au sujet des nuisances de l’aéroport de Bruxelles-National. En analysant de manière critique la logique générale qui prévaut dans tout plan de dispersion des nuisances sonores, il montre que toute affirmation qui viserait à minimiser les souffrances endurées par les victimes des atterrissages sur la piste 02, notamment, seraient sournoises et mensongères faute d’être étayée au moyen d’une argumentation pertinente et dans un cadre méthodologique adéquat. Avec beaucoup de rigueur, il montre comment des critères tronqués, car basés sur des a priori non pertinents, peuvent conduire à des affirmations fausses qui n’ont d’autre but que de donner l’illusion de la légitimité à des exigences purement politiciennes. Dans un débat qui entre en effervescence, le pire de tout pour le citoyen consisterait à sous-estimer, ne fut-ce que par ignorance ou par le biais d’une analyse politique raccourcie à la caricature, le vrai poids d’un fardeau qui n’est pas fait pour que des êtres humains puissent le supporter sans subir un profond sentiment de malheur. Pour faire suite à cette première approche, une seconde analyse est prévue qui abordera ultérieurement la question des composantes de vent dans la perspective notamment du respect du droit au standstill et du droit à un environnement sain.
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| EDITORIAL |
Les coûts réels de la méthode Landuyt
Le Ministre de la Mobilité Renaat Landuyt a posé en priorité absolue le maintien du principe de dispersion des nuisances sonores de l’aéroport fédéral. Une évaluation de sa méthode permet de comprendre à quel point il s’agit d’un présupposé contre-productif. Au fur et à mesure que le temps s’écoule sans qu’une solution n’ait été apportée à la crise des nuisances aériennes, sans aucune perspective politique qui lui serait favorable, d’énormes sommes d’argent s’évaporent au détriment du contribuable et des acteurs économiques. Il est temps d’évoquer la responsabilité personnelle de Renaat Landuyt dans ce qui se profile comme un gâchis majeur. C’est ce que Gauthier van Outryve, Rédacteur en Chef de Mille Décibels, a voulu montrer dans une analyse qui ne laisse aucune place à la complaisance.
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Les citoyens qui observent les politiques ont acquis une capacité critique inédite
Denis Marion est le porte-parole du comité « Trop de bruit en Brabant wallon », une des associations les plus actives dans le débat soulevé par la mise en place du plan Anciaux. « Trop de bruit » a récemment dénoncé à juste titre la pression environnementale excessive exercée par l’aéroport de Zaventem sur de larges zones du Brabant wallon, en équivalence avec ce que subissent des communes du noordrand telle que Meise. A plusieurs reprises, cet organe de représentation particulièrement dynamique s’est distingué par la pertinence de ses analyses et l’à-propos de ses expressions. S’exprimant en son nom propre pour la revue Mille Décibels, Denis Marion apporte son témoignage sur les spécificités du combat citoyen dans ce dossier. Il souligne la force de mobilisation d’une population bien informée, de même que son excellente capacité d’évaluation critique. Il décrit le rôle d’une association qui est de stimuler tout homme ou femme politique susceptible de contribuer utilement à faire progresser des objectifs essentiels pour la population, sans a priori ni à la faveur ni au détriment de l’une ou l’autre formation. Apolitique mais certainement pas neutre, « Trop de bruit » réclame légitimement le meilleur de la part des élus qui ont été chargé de défendre le droit au respect de leurs électeurs. C’est un démocrate éclairé qui s’adresse au Ministre André Antoine pour lui soumettre l’injonction positive d’une plus grande implication dans les négociations en cours entre les Régions et le fédéral. La crédibilité de la solidarité déclarée entre la Wallonie et Bruxelles est en jeu. A l’évidence, il y a une main tendue. Le but est ici le rapprochement, pas l’opposition des points de vue entre le mouvement citoyen et cette figure de proue du cdH qui est Vice-Président et Ministre du Logement, des Transports et du Développement territorial de la Région wallonne.
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Quelle approche pour les vols de nuit en Europe ?
Prise de position de la Commission européenne
Stefaan De Rynck est le Porte-parole du Commissaire européen chargé des Transports. Au nom du Commissaire Jacques Barrot, il répond avec sincérité à Mille Décibels qui a sollicité un éclaircissement sur la position de la Commission européenne au sujet d’une éventuelle interdiction généralisée des vols de nuit en europe. Il nous expose par cette voie les principaux arguments pour lesquels la Commission ne peut ni ne veut l’envisager. Sa démonstration consiste à mettre en avant le principe de subsidiarité, sans toutefois le nommer, à savoir que les pouvoirs nationaux ont à régler seuls les problèmes suscités par les activités aéroportuaires nocturnes. Parce que ce serait la seule voie rationnelle et efficace pour tenir compte des spécificités locales qui correspondent à chaque aéroport. La Commission nous rappelle, en guise de consolation, qu’une Directive existe pour contraindre les pays à appliquer les principes de « l’approche équilibrée » tels qu’ils sont définis par l’OACI. Au moins, il ne nous est pas interdit de diminuer le bruit. Stefaan De Rynck rappelle aussi et non sans à propos les devoirs imposés aux gouvernants par la Cour des Droits de l’Homme. Hors cela, c’est la règle de la concurrence entres les pays d’Europe qui doit régler le jeu. La même concurrence qui crée le besoin des vols de nuit. En Belgique, il n’existe aucun parti, aucun leader flamand ou francophone qui n’ait pas appelé de ses vœux une interdiction des vols de nuit imposée au niveau européen. Il faut le constater : elle ne viendra pas. En tout cas pas aussi longtemps que le gouvernement belge, appuyé par des alliés qui restent à identifier dans le concert de l'Europe, n’aura pas produit l’effort immense d’imposer une idée jugée malvenue par beaucoup d’Etats membres. Notre si petit pays reste donc confronté à l’insoluble dilemme que suscite, à Zaventem notamment, la mise dos à dos d’intérêts économiques et environnementaux terriblement contradictoires. Sans plus entretenir artificiellement l'espoir d'une solution européenne, demain, le gouvernement fédéral aura à assumer des responsabilités qui n’incombent qu’à lui dans ce dossier. Les uns ou les autres seront peut-être sacrifiés. L’espoir pourrait encore venir d’initiatives menées au Parlement européen. Mais il faut se rendre à l’évidence que pour l'heure Région bruxelloise, Région flamande, Région wallonne, Etat fédéral, citoyens victimes du bruit que font les avions la nuit ; nous sommes seuls et dans le noir.
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| EDITORIAL |
Les devoirs d’hospitalité de la Capitale de l’Europe
Le plan Anciaux est devenu synonyme de dégradation de leur sommeil pour d’innombrables fonctionnaires européens, fonctionnaires de l’OTAN, diplomates, employés de multinationales et lobbyistes étrangers qui ont élu domicile à l’est de Bruxelles et dans l’oostrand. Le statut de capitale européenne conféré à Bruxelles crée des devoirs. Octroyer un cadre de vie décent aux membres de la communauté internationale accompagnés de leurs familles n’est pas le moindre de ceux-ci. Le principe de dispersion qui impose le survol de nuit des quartiers où ils ont le plus souvent choisi d’habiter n’est à l’évidence pas compatible avec cet objectif. Bien sûr, les droits des « internationaux » ne prévalent pas sur ceux des autres citoyens. Mais ils ne sont pas non plus inférieurs et il serait anormal que leurs souffrances vécues n’aient pas droit de citer. S’il est vrai que l’attitude décevante des autorités en charge de ce dossier est critiquable de manière générale, il est essentiel de relever que les manquements au devoir d’hospitalité de la capitale de l’Europe ajoutent une spécificité fautive supplémentaire dont les conséquences politiques sont loin d’être anodines.
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| EDITORIAL |
Négociation et techniques de manipulation
Un futur cas d’école ?
L'analyse de Gauthier van Outryve, Rédacteur en Chef de Mille Décibels, porte sur un éléments introduits récemment dans le cadre des négiciations entre Régions et état fédéral. De manière paradoxale, pour qui vit sous la piste 02 à Bruxelles, dans les communes francophones de la périphérie, en Brabant flamand ou en Brabant wallon, il y a lieu de se sentir gravement alarmé par la proposition du Ministre Landuyt de recourir à un groupe d’experts étrangers pour régler la question des normes de vent. On peut s’étonner de voir apparaître une telle suggestion pour un aspect particulier de la problématique, alors qu’une évaluation globale faite par cette méthode pour l’ensemble des pistes et trajectoires aboutirait sans doute à un retour à la concentration. A y voir de plus près, il apparaît que la possibilité d’une manoeuvre aux effets pernicieux doit être prise en considération. Il serait particulièrement choquant de constater une nouvelle atteinte aux droits de la population qui souffre le plus des effets négatifs du plan de dispersion. Mais les habitants de Woluwé-Saint-Pierre, Kraainem, Wezembeek-Oppem, Sterrebeek, Waterloo et de Braine-l'Alleud notamment ne sont pas les seuls qui devraient se sentir concernés. Les procédés anormaux qui concernent les uns aujourd’hui peuvent s’adresser de manière similaire à d’autres demain.
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Gouverner, c’est aussi prévoir
Analyse des origines de la crise gouvernementale
A Bruxelles, dans le dossier des nuisances aérienne, Yvan Vandenbergh est une des principales figures de l’expression citoyennes. Membre actif de l’association Bruxelles Air Libre Air Libre Brussel depuis longue date, il est de ceux qui démontrent que certains des décideurs politiques et économiques n’ont pas de leçons de sérieux à donner à ceux qui assument le sacerdoce de les critiquer avec rigueur et opiniâtreté. Capacité d’analyse de la situation globale, connaissance de l’historicité des faits, pertinence des mises en garde : tout indique que le monde associatif est capable d’une maturité qui manque à encore beaucoup de nos actuels dirigeants. Dans ce document de synthèse, on cherchera en vain des signes d’exagération, des témoignages excessifs ou des données tronquées. Et encore moins des tentatives d’incitation à l’antagonisme entre les victimes du bruit. Pendant que certains politiciens se croient encore autorisés à user de caricatures et d’outrance simplificatrices, ad nauseam, les représentants d’associations affinent et peaufinent leurs argumentations. En quelques sortes, ils se sont professionnalisés. Il serait temps que quelques retardataires au gouvernement, dans nos assemblées parlementaires, dans les médias, prennent acte de cette évolution. A défaut, c’est au mieux le ridicule et au pire le poujadisme qui caractériseront leurs prises de position lorsqu’elles sont mal construites ou mensongères. Comme lorsqu’on accuse Bruxelles de vouloir la fermeture de Zaventem … alors que la Région ne fait que refuser le plus mauvais plan de gestion des nuisances de toute l’histoire de l’aéroport. Pour beaucoup d’autres politiques, ceux qui sont soucieux de bonne gouvernance et pour qui la recherche d’une solution aussi intelligente qu’humaine est une fin, il n’y a que matière à se réjouir de pouvoir disposer des interlocuteurs qui sont là pour expliquer la réalité vécue par les gens. Il suffit d’écouter - ici de lire - et de chercher à comprendre les conseils de sagesse que l’expérience du terrain, mêlée à une immense bonne volonté permettent de distiller. Cette capacité de témoignage existe chez Yvan Vandenbergh, comme chez beaucoup d’autres représentants d’associations de Bruxelles et de l’oostrand.
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| EDITORIAL |
Le vrai poids de la désinformation
Dans son éditorial, Gauthier van Outryve démontre que la survie du principe de dispersion génère un désordre préjudiciable à la fois aux citoyens pris en otage et à l’aéroport entravé par l’incertitude. Tout au contraire d’assurer la pérennité du pays, le maintien du principe de dispersion des nuisances de l’aéroport de Bruxelles-National s’affiche comme un facteur de discorde dangereux.
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Pour une lecture correcte de l’arrêt du 17/03/05 de la Cour d’appel de Bruxelles
Par Geoffroy de Foestraets, Avocat
Maître de Foestraets a récemment publié dans La Libre Belgique une analyse critique de l'arrêt de la Cour d'Appel concernant l'utilisation de la piste 02. Dans un esprit de bonne complémentarité, nous publions in extenso dans Mille Décibels le fruit de ses réflexions au travers d'un texte presque deux fois plus long. Dans un développement brillant, cet avocat de renom rappelle la nécessité d'une application rigoureuse et loyale du jugement. Il met surtout l'accent sur les manquements graves qui ont conduit à l'adoption d'un plan de dispersion inique. Au delà, c'est le principe même de dispersion, de manière plus globale, dont il dénonce le manque de pertinence et de bien-fondé. A la lecture de sa démonstration, il nous est possible de comprendre que tout en respectant le principe de séparation des pouvoirs, qui laisse à un gouvernement démocratique la liberté de gouverner avec incompétence et parti pris, la Cour d'appel a marqué la limite à ne pas franchir. Disperser les vols de nuit sans expropriation ou isolation des habitations ? Soit, mais dans le respect des droits individuels garantis par la loi. Impossible ? Sans doute, mais c'est à l'éxécutif de parvenir lui-même à la conclusion que dans certains cas il n'y a pas d'autre motivation possible à la décision de survoler la nuit une zone plus ou moins densément peuplées. Maître de Foestraets l'affirme clairement : "On a dispersé afin d’éviter de devoir indemniser". C'est au fond le déni de ce droit là qui suscite la plus grande insécurité juridique pour l'aéroport de Zaventem. Dans nos colonnes, le philosophe du droit Guy Haarscher avait rappelé le principe fondamental du droit à une compensation conforme aux attentes légitimes du citoyen lorsqu'elles sont contredites par une décision politique. Compensation en nature (ici le retour à une charge sonore tolérable sous la piste 02) ou compensation via une indemnisation (comme pour Bierset, des mesures correctrices au sol), le choix reste possible mais rien d'autre n'est légitime. C'est au gouvernement, s'il le peut, de démontrer que le principe de dispersion n'est pas nourri par la négation des droits individuels. Le juridique l'autorise - peut-être pour la dernière fois - à tenter d'y parvenir. Mais au vu des actes posés par le gouvernement, à l'esprit partisan qui persiste dans la gestion politicienne de contraintes matérielles et techniques, on est porté à croire que le Ministre Landuyt en viendra à poser lui-même les actes absurdes qui conduiront tôt ou tard à l'abandon de la logique de dispersion.
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Carte blanche à Didier Gosuin
L’autre homme fort du FDF, après avoir été Ministre de l’Environnement bruxellois lors de la précédente législature, exprime librement son point de vue au sujet de la gestion du dossier de l’aéroport de Zaventem. Depuis des années, il voit s’accumuler les erreurs de gouvernance. Il a voulu en faire la critique dans le cadre d’un raisonnement synthétique. L’actuel Bourgmestre d’Auderghem et Député bruxellois nous a autorisé à reproduire ce texte qui avait fait l’objet d’une première parution dans les colonnes du journal Le Soir au tout début du mois de janvier 2005.
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Carte blanche à Denis Grimberghs
Denis Grimberghs est Député et Chef du groupe cdH au Parlement de la Région bruxelloise et de la Communauté française. Il est aussi Conseiller Communal à Schaerbeek. En réaction au projet de loi relatif à la fixation des procédures de vol, il en appelle à tous les parlementaires fédéraux bruxellois, sans distinction de parti politique, pour faire barrage à cette initiative. On ne peut plus critique à l'égard des partenaires francophones du gouvernement fédéral, il dénonce le double langage du MR et du PS dans ce dossier. Denis Grimberghs soutient résolument la pétition qui circule actuellement contre le projet de loi Landuyt (www.stoplanduyt.be).
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| EDITORIAL |
Plan de rénovation politique pour une solution définitive
à la crise des nuisances aériennes
La rédaction de la revue Mille Décibels a voulu participer à la réflexion collective en faisant la suggestion d’une nouvelle piste à explorer en dehors d’une logique de conflit et au-delà d’un objectif de compromis forcément restreint. Sans ambition de faire plus que présenter un point de vue personnel, parmi d’autres approches qui restent possibles, Gauthier van Outryve fait la suggestion de réformes importantes qui permettraient de rétablir un équilibre global en ne laissant aucune Région à l’état de vaincu. Une nouvelle situation moins polluée par des considérations communautaires excessives permettrait alors un arbitrage plus aisé, car plus rationnel, entre les besoins légitimes de tous les protagonistes.
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Table ronde organisée par Mille Décibels pour un bilan critique du Plan Anciaux
Ce mardi 21 septembre 2004 à 9 heures une table ronde a été organisée par la revue Mille Décibels dans les locaux du Sénat. Autour de la table, toutes les formations politiques francophones étaient représentées pour faire l'évaluation du "Plan Anciaux" aussi bien sur le plan de la méthode que sur celui des principes. Joëlle Milquet pour le cdH, Isabelle Durant pour Ecolo, Didier Gosuin pour le MR, Joseph Parmentier pour le PS (venu représenter Charles Picqué retenu dans les négociations toujours en cours au moment où s'est déroulée la réunion). Le médiateur fédéral francophone Philippe Touwaide était également présent. Notre Rédacteur en Chef, Gauthier van Outryve, a mené les débats qui se sont déroulés en présence de représentants de la presse écrite et audiovisuelle. De nombreux points de convergence ont été identifiés dans les analyses de l'ensemble des formations politiques francophones, notamment en ce qui concerne les problèmes de sécurité et de santé suscités par le Plan Anciaux. Il a été clairement établi qu'un front commun et uni existe dans la classe politique francophone pour condamner comme inadéquat et inéquitable le schéma de dispersion des nuisances tel qu'il a été mis en place par l'ancien Ministre de la Mobilité.
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| EDITORIAL |
Le plan START révélateur de la faiblesse wallonne
On peut apercevoir aujourd'hui que le plan START s'inscrit dans une dynamique qui met en exergue de graves lacunes dans la réflexion stratégique des dirigeants politiques wallons. Le dévolu flamand porté sur l'aéroport de Bruxelles-National et l'acceptation du principe de dispersion nécessaire à START produisent des effets négatifs directs et indirects dont l'importance n'a pas été assez signalée.
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| EDITORIAL |
Le plan START, offensive majeure contre Bruxelles
L'éditorial de Gauthier van Outryve, Rédacteur en Chef de Mille Décibels est consacré à une première estimation de l'impact politique, économique et environnemental du plan START récemment lancé par la Région flamande. Le plan START, présenté en Flandre comme nécessairement lié au plan de dispersion, prévoit le doublement à moyen terme du trafic aérien autour de l'aéroport de Bruxelles-National à Zaventem. Cette évolution doit s'accompagner du développement d'une véritable ville d'affaires à côté de l'aéroport. L'évaluation des effets négatifs pour la Région bruxelloise apparaît aujourd'hui comme une urgence.
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| EDITORIAL |
Perspectives de l’aéroport de Bruxelles-Nord à Zaventem
L'éditorial de Gauthier van Outryve, Rédacteur en Chef de Mille Décibels, clôture notre série d'interviews consacrées à l'avenir de l'aéroport de Zaventem. C'est l'occasion d'une analyse synthétique faite sous l'éclairage des propos recueillis auprès des nombreuses personnalités qui se sont exprimées dans notre revue.
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APPEL
DE LA REVUE MILLE DECIBELS
POUR LA CREATION PAR LE GOUVERNEMENT FEDERAL D’UN
« GROUPE DE REFLEXION ETHIQUE »
CHARGE D’ETUDIER LA PROBLEMATIQUE
DES NUISANCES AERIENNES DE L’AEROPORT DE BRUXELLES-NATIONAL
Notre revue suggère la mise en place d'un groupe de travail composé de philosophes spécialistes de l'éthique économique et sociale qui seraient chargés d'analyser et de baliser la problématique des nuisances aériennes. Ses participants viendraient en nombre égal d'universités flamandes et francophones. Ce projet a déjà obtenu le soutien de personnalités politiques parmi les plus significatives dans tous les partis démocratiques flamands et francophones du pays.
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Carte blanche àEvelyne Huytebroeck
En complément de notre interview, nous publions son analyse sur la question de la relation entre l'environnement et l'emploi. Conciliation ou opposition ? La vision écologiste, nourrie de l'expérience apportée par la crise DHL, est ici le lieu d'une mise en perspective plus large.
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Analyse critique du Plan de Dispersion
Le Professeur Benoit Gailly, Docteur en Sciences et spécialiste en management, donne un cours intitulé "Social responsability in Economic life" à l'Université Catholique de Louvain-La-Neuve. Il nous livre son évaluation de l'actuel plan de dispersion des nuisances de l'aéroport de Zaventem. Selon lui, le dispositif initialement mis en place par le gouvernement fédéral, n'est ni équitable, ni efficace, ni raisonnable. Il en appelle au politique de réviser son approche en se délestant des partis pris, pour laisser place au simple bon sens. Cette analyse du Professeur Gailly a récemment fait l'objet d'un débat d'idée organisé par la Chaire Hoover d'Ethique économique et Sociale à l'UCL.
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Tribune d’expression citoyenne :
De l’éthique, s’il vous plaît !
Jacques Ponteville vient de publier son 35ème numéro de "Tempête sur l'Oostrand", la lettre d'information par mail souvent féroce et toujours spirituelle que les observateurs du dossier connaissent bien. Personne n'était mieux placé que lui pour servir de porte-voix à la population de Bruxelles et des communes de la périphérie situées à l'est de la capitale. Pour aborder le thème du rapport entre éthique et politique, il s'y trouve des milliers de gens concernés par le plan de dispersion des nuisances de Zaventem qui partagent le sentiment d'avoir été bien malmenés et d'avoir beaucoup à en dire.
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L’éthique entre circonvolution et ligne droite
Dans la Belgique communautaire, il est parfois de bon ton d'afficher un certain fatalisme désabusé à l'idée de mettre l'argumentation éthique au premier plan des nécessités politiques. Comme si, définitivement, il existait une morale différente de chaque côté de la frontière linguistique. Comme si chaque instrumentalisation abusive d'arguments éthiques suffisait à rendre vaine toute tentative plus sincère. Comme si l'éthique n'était qu'une mode passagère. Et si c'était ce défaitisme, justement, la cause originelle de beaucoup de nos problèmes ...
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| EDITORIAL |
La crise DHL a été révélatrice de la Contradiction flamande
Aujourd’hui, il n’est plus possible de dissocier le dossier des nuisances de l’aéroport de Zaventem d'un combat communautaire majeur qui a déjà commencé. Le conflit semble opposer des flamands contre des francophones. Ce n’est pas aussi simple en réalité. La classe politique flamande se porte aussi des coups à elle-même. A certains égards, le communautarisme flamand est un solipsisme.
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| EDITORIAL |
Gèrer les contraires, l'épreuve du progrès
Sur son fil tendu, l'équilibriste sait qu'il doit avancer pour ne pas tomber. Au moment de faire la balance entre économie et environnement, entre emplois et santé publique, les décideurs politiques hésitent entre progrès et conservatisme. Appliquer les recettes du passé n'est pourtant pas sans risque. Dans le sommaire que Mille Décibels consacre à la santé et à la sécurité qui lui est nécessaire, les principaux éléments de la réflexion sont abordés. Les analyses convergent vers un même questionnement: la gestion des nuisances aériennes sera-t-elle guidée par l'idée de progrès ?
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Les opposants à DHL : NIMBY ?
Les riverains de l'oostrand, par la voix d'Yves Dufrane, expriment leur point de vue sur le dossier DHL en plaidant pour un retour au bon sens. Des propos qui n'ont rien d'égocentriques. Plutôt l'expression d'un point de vue rationnel, sérieusement étayé. Les riverains de l'oostrand ont acquis leur pleine maturité politique.
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La pollution chimique de l'air, l'ennemi invisible
Sébastien Trollé est l'auteur d'un livre intitulé "Les poisons du Ciel" qui traite du risque sanitaire suscité par le trafic aérien en Ile de France. A côté des effets de la pollution sonore, il dresse l'inventaire des effets désastreux pour la santé de la pollution chimique, substance par substance. Il démontre ainsi que le bruit correspond à la partie immergée de l'iceberg. En matière de santé publique et bien au-delà des zones touchées par le vacarme des avions, les phénomènes induits par les nuisances aériennes doivent impérativement être estimés dans leur globalité.
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En Grande Bretagne, le transport aérien est au pilori
Le gouvernement britannique est critiqué pour avoir stimulé le transport aérien sans intégrer le problème de la pollution de l'air. Des données objectives alarmantes montrent les incohérences d'une gestion politique à court terme. Le débat s'est étendu et pas seulement dans les milieux écologistes. Le rapport "Aviation and Sustainability" de la Stockholm Environement Institute (SEI) a fait l'effet d'un pavé dans la mare. Son co-auteur, John Whitelegg a donné son opinion à Mille Décibels au sujet de l'aéroport de Zaventem.
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Paroles d' "e-Citoyens"
Le débat sur les nuisances de l'aéroport de Zaventem a démontré à quel point internet est devenu important dans le débat démocratique. Jacques Ponteville a exploré le contenu de centaines de mails écrits par des riverains qui expriment leur souffrance. Quelques extraits en ont été tirés pour qu'il ne soit pas fait abstraction du drame concret vécu par des milliers de familles victimes du bruit. Lorsqu'on porte un jugement sur la problématique des nuisances aériennes, il est en général question de grands et beaux principes. Le débat d'idées ne doit jamais faire perdre de vue la réalité immédiate sur le terrain. Tout bon médecin sait qu'il faut savoir écouter le malade pour établir un diagnostique pertinent.
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Le risque de catastrophe aérienne entre théorie et réalité
S’il est exact que l’avion demeure un des moyens de transport les plus sûrs du monde, les chiffres d’Eurocontrol n’évoquent pas moins une moyenne comprise entre 25 et 30 accidents par an dans le monde. Sans vouloir mettre en doute le professionnalisme des contrôleurs ni relativiser l’importance des précautions prises par les organes en place, il reste à prendre en considération le risque de voir un jour un avion s’écraser sur Bruxelles. Ce risque a été qualifié de si minime que la possibilité d‘un accident a été présentée comme nulle. En réalité, c'est affirmer qu’un tel accident n’aura jamais lieu qui est impossible.
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Santé publique et lobby économique :
le désaccord parfait ?
Dans l'histoire des catastrophes environnementales qui ont eu lieu dans le monde depuis quelques décénnies, l'étude d'Yves Dufrane nous permet de constater que le rôle des lobbys économiques a souvent été déterminant, malheureusement dans un sens négatif. Sans faire de procès d'intention à quiconque, ce simple constat permet de comprendre que les pouvoirs publiques ont à assumer seuls leurs responsabilités vis à vis de la population. Nos gouvernants doivent considérer avec prudence les arguments des lobbys économiques et poser en temps utile les actes de précaution nécessaires. La BIAC ou DHL ont certes le droit d'exprimer les besoins spécifiques à leur secteur d'activité. Mais lorsqu'un lobbyiste économique prétend pouvoir intégrer lui-même les questions de santé publique dans un raisonnement qui se veut global, il franchit une limite qui doit lui être indiquée.
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Méthode et chiffres du Rapport Annemans
Il y a eu un avant et un après le Rapport Annemans. Les associations de riverains ont été unanimes pour exiger que cette étude, réalisée à la demande de Bert Anciaux, soit prise en considération. De nombreux responsables politiques, dont le Ministre fédéral de la Santé, les ont rejoints en réclamant des études complémentaires.
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La France montre l'exemple à l'Europe en intégrant la Charte de l'Environnement à sa constitution
Jacques Chirac l'avait promis. Il a finalement pu imposer le droit de chaque citoyen à vivre dans un environnement qui ne nuit pas à sa santé. On se souvient des grands mouvements populaires du mois de janvier 2004 à Paris qui avaient été suscités par le problème de la pollution de l'air qu'entraîne l'augmentation du trafic aérien.
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L'impact médical des nuisances aéroportuaires
Le Docteur André Amand fait une analyse synthétique des conséquences des nuisances aériennes sur la santé des riverains. Il met en lumière les carences du politique en matière d'objectivation des risques de pathologies, tant sur le plan quantitatif que qualitatif. Le point de vue scientifique du Docteur Amand, qui est par ailleurs membre du Bureau Politque du CdH, contribue à rééquilibrer un débat qui jusqu'ici avait tendance à verser dans le "tout à l'économie".
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Introduction à une réflexion sur la crise des nuisances aériennes à Bruxelles
Pour l'observateur extérieur, il est parfois difficile de comprendre les raisons qui suscitent le mécontentement très vif des habitants de Bruxelles et de sa périphérie. Le plan de dispersion mis en place par le Ministre fédéral de la Mobilité Bert Anciaux crée en effet une situation très atypique par rapport à ce que l'on observe dans tous les autres pays d'Europe.
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Réponse aux propos de Pierre Klees
Pierre Klees, Président exécutif de BIAC, a un avis très personnel sur les nuisances aériennes causées par l'aéroport de zaventem. Il fallait prendre le temps d'analyser chaque mots de sa déclaration pour bien en saisir les implications.
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Nimby, Nimey, Nimtoo: Quézaco ?
Traiter un riverain d'égoïste ou de "nimby" n'est souvent qu'une technique de manipulation. En insultant la victime, le but est de lui retirer une grande part de sa crédibilité afin de mieux lui imposer un traitement injuste.
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L'accord gouvernemental de la Région Bruxelloise
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La manifestation du 6 juin 2004 comme si vous y étiez
Des milliers de personnes ont manifesté leur colère sur la place de la Bourse à Bruxelles.
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