Analyses et points de vue sur la problématique des nuisances aériennes à Bruxelles et en périphérie
 
 
 

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L’éditeur de Mille Décibels se présente aux élections législatives

Pourquoi ?


Les lecteurs de Mille Décibels, réguliers ou nouveaux venus, savent que le combat contre le plan de dispersion a d’abord été une bataille pour la mise en transparence des réalités. Ce dossier a été pollué d’une opacité volontaire. Le gouvernement fédéral n’a eu de cesse de mentir, tricher, contourner les décisions de justices. Le pire a été fait, en dehors de la morale et de l’Etat de droit, pour que soient maintenues les dispositions honteuses du très partisan plan Anciaux. Il a fallu mettre à contribution l’un après l’autre chacun des acteurs politiques concernés. Grâce à la magie d’internet, Mille Décibels a été un lieu où la confrontation des points de vue pouvait être suscitée par des questionnements sans complaisance. Tous les partis politiques francophones ont eu à se positionner les uns par rapport aux autres dans un espace qui est devenu la « mémoire » de ce débat politique.

En terme d’objectivité, les victimes des nuisances aériennes y auront gagné beaucoup. Et au-delà du bruit des avions, Bruxelles et les communes de la périphérie ont sans doute reçu le bénéfice d’un supplément de dignité. Le plan Anciaux a été une agression contre l’habitabilité de nos lieux de vie. Mais aussi un assaut contre l’intégrité politique, institutionnelle, juridique et économique de la Région bruxelloise.

Les enjeux du dossier des nuisances aériennes de l’aéroport fédéral sont si grands, à la fois sur le plan éthique et politique, qu’il m’est apparu comme une évidence que le travail investi dans Mille Décibels ne suffirait pas pour atteindre le plein potentiel du combat que des citoyens peuvent mener en démocratie pour se défendre. Il y a un peu plus d’un an, j’ai donc pris l’initiative de prolonger mon action sur le terrain politique.

Mille Décibels a pour vocation d’être un sanctuaire ouvert aux bonnes volontés qui viennent de tous les horizons politiques, aux représentants apolitiques du monde associatif et à des intellectuels. Aussi ne ferais-je pas ici de publicité électorale pour le parti que j’ai choisi. Un autre site, www.gauthiervanoutryve.be, vous permettra de connaître les détails de ma démarche entamée il y a plus d’un an.

Je ne vous dirai dans ce lieux que ceci : lors de ces élections législatives, j'ai choisi d'être candidat sur la liste d’un parti politique qui pourrait participer au prochain gouvernement fédéral. C’est là, dans l’aboutissement des efforts que je produis depuis presque 4 ans, qu’il est important d’établir un relais démocratique efficace entre les citoyens et le pouvoir politique. Dans ce parti qui a fait de l’annulation du plan Anciaux une de ses principales priorités politiques, j’ai pu obtenir le maximum du soutien possible et une parfaite correction m'a été témoignée quant à ma liberté d'expression dans ma démarche d'éditeur de Mille Décibels.

Tout m’indique, en tout cas pour l’heure, que j’ai choisi une bonne méthode pour influer positivement sur les futurs processus de décision. Et je ne compte certainement pas exercer cette influence de façon partisane. Seuls des critères rationnels et objectifs, basés sur un terrain éthique stable, dans une reconnaissance honnête des besoins légitimes de chacun, guideront mes réflexions. Il s'agira aussi de faire s'imposer une méthode, exigeante mais nécessaire, celle de la bonne gouvernance démocratique dont j'ai développé les différents aspects dans mon précédent article.

Un soutien significatif à ma candidature sera le meilleur moyen de défendre les besoins légitimes des citoyens victimes de l'actuel plan Anciaux ou d'un prochain plan équivalent que son auteur tentera à nouveau d'imposer par force et chantage. Qu'il s'agisse du plan Anciaux originel ou de son ersatz, il s'agit d'une tache qu’il faut effacer dans l’histoire des relations entre les communautés qui composent notre pays. Des relations qui sont certes difficiles mais qui jusqu’ici n’avaient jamais entraîné l’exposition d’autant de gens à des souffrances physiques et psychologiques parfois lourdes à cause de notre tendance pénible au conflit communautaire.

Personne d’honnête n’a rien à gagner dans la création d’un climat de zizanie endémique sur le sujet de l’aéroport. Ni les acteurs politiques du nord et du sud, ni les acteurs économiques, ni les travailleurs, ni les riverains. Pas même ceux qui sont actuellement bénéficiaires d’un plan de dispersion sans avenir qui pourrait conduire à rendre définitivement inconciliables les points de vue, ce qui aboutirait tôt ou tard à une régionalisation de l’aéroport fédéral et à la concentration massive des nuisances sur le territoire flamand, ce qui créerait la nécessité d'un élargissement de la Région bruxelloise à l'est.

Si une issue positive à cette « guerre du bruit » absurde et laide peut être trouvée lors des prochaines négociations gouvernementales, s’il s’avère que ma démarche aura pu contribuer peu ou prou à y parvenir, au côté de celles des nombreux autres intervenants et associations qui luttent d’arrache-pied et avec succès dans ce difficile combat citoyen, si je peux mériter les votes que j'aurai recueillis, ce sera notre réussite à tous et celle de la démocratie.

Gauthier van Outryve d’Ydewalle

Toutes les précisions sur www.gauthiervanoutryve.be


Le 28 avril 2007, quelques adaptations faites le 7 juin 2007