Interview de Didier GOSUIN, Ministre de l’Environnement de la Région Bruxelloise
Le Ministre Gosuin joue carte sur table et dénonce les faux semblants. Il confirme que la dimension communautaire est devenue prépondérante dans ce dossier. Mais il critique aussi avec fermeté le rôle joué par la BIAC et le PS en affirmant qu’il ne pliera pas face aux instances du MR qui pourraient vouloir lui imposer des décisions qui seraient néfastes aux bruxellois et aux habitants de la périphérie. Pour cette personnalité prépondérante du FDF, il ne peut être question de laisser DHL se développer à Zaventem. Il est également exclu de ne pas tenir compte des densités de population dans la répartition des vols. Il compte sur un cadastre de bruit honnête pour démontrer que c’est la seule issue raisonnable à ce dossier. Non sans craindre de voir la mauvaise foi l’emporter.
Comment expliquez-vous le refus de vos partenaires flamands et PS au gouvernement bruxellois de voter contre le développement de DHL à Bruxelles ?
Ils croient possible le développement des activités de DHL à Bruxelles-National et donc il y a un double discours entre les promesses électorales et ce qui se passera après le 13 juin. Je pense qu’ils ne sont pas conscients de ce qui se passe sur le terrain. Ils se font manipuler par des données théoriques (du cadastre produit par Bert Anciaux), parce que les chiffres concernent des moyennes de bruit et pas des pics de bruit ni des fréquences de bruit. Un avion même un peu moins bruyant reste un avion terriblement dérangeant et va empêcher le sommeil la nuit. Ils sont convaincus que l’on peut augmenter le nombre de vols et améliorer la flotte et rester dans un niveau de gène tolérable. Mais ils n’ont pas compris que l’on a déjà dépassé le seuil du tolérable. La notion de pic et de fréquences est évidemment totalement rejetée par la BIAC et dans le plan Anciaux. Or on n’est jamais réveillé par une moyenne mais par un pic et par la fréquence des passages. Il s’agit d’une manipulation faite par des acousticiens. Entre leurs modèles théoriques et la réalité du terrain, il y a un abîme de différence.
Si DHL s’en va, combien de temps les vols de nuit continueront à survoler Bruxelles et la périphérie
Concrètement, il y a deux solutions. Soit le politique est raisonnable et renonce à l’extension de DHL. Je ne suis pas optimiste à cet égard. Soit au-delà du politique, il y a la voie juridique. Elle sera plus longue mais rendra impossible au nom du droit à la santé une exploitation nocturne d’un aéroport qui se trouve quasi dans la ville. C’est un combat de plusieurs années qui donnera peutêtre des effets dans quatre ou cinq ans. DHL est de toute façon là jusqu’en 2007
Quelles sont les vraies raisons de la mise en place du plan de dispersion ?
D’abord, on utilise erronément le mot dispersion. On est passé d’une concentration à une autre. Quand on est réveillé par des atterrissages et des décollages on ne peut plus parler de dispersion, c’est de la concentration. La situation en 1999-2000 était améliorable mais elle n’était pas dramatique. En 2001, Madame Durant a opté pour la voix de la concentration sur le noordrand qui a été perçue par ses habitants comme une agression communautaire. La conséquence est un retour de bâton. Aujourd’hui, on n’a pas encore une connaissance exacte des nuisances. Je ne connais pas l’état des nuisances sonores qui sont subies dans des zones qui sont nettement moins peuplées que les zones de Bruxelles et de la périphérie est. Anciaux non plus d'ailleurs. Et donc je dis que si on fait de la dispersion, c’est de la dispersion à l’aveugle et on le fait sur les zones les plus densément peuplées. Sur le plan économique, il y a la volonté de BIAC de financer des investissements surdimensionnés et la BIAC est prête à tout pour récupérer ses billes. Parce que la BIAC ne va pas bien financièrement. Elle a dû modifier la durée des amortissements de ses investissements, ce qui n’est pas bon signe pour une entreprise. La BIAC est prête à accepter n’importe quoi sur le plan des nuisances. Il faut bien dire aussi que l’erreur a été commise dans les années 80. Il n’y avait alors pas eu grand monde pour contester ces investissements pharaoniques ; On en paye aujourd’hui les conséquences.
Et puis il y a un tournant communautaire que j’impute à la manière maladroite avec laquelle a agi le précédent ministre de la mobilité. Aujourd’hui il y a un rapport de force et dans notre pays et lorsqu’il y a un rapport de force, il n’est en général pas favorable aux francophones. Cela n’excuse pas la manière dont les décisions ont été prises au niveau du gouvernement fédéral et par rapport auxquelles j’ai exprimé ma désapprobation d’avoir agi à la légère, avec précipitation, sur base d’arguments fallacieux, avec de fausses astreintes, etc.
Le front commun VLD-SPA réclame la régionalisation de l’aéroport. Ne peut-on pas dire que les masques tombent ? Les riverains font une monnaie d’échange idéale.
Aujourd’hui il y a un litige entre les deux régions concernées et la pirouette consiste à dire "régionalisons l’aéroport". S’ils régionalisent l’aéroport, cela donne à la région bruxelloise la liberté d’adopter les normes de bruit les plus contraignantes. Tant que nous sommes dans une logique fédérale nous avons encore une obligation d’harmoniser les normes. Si on parle d’une infrastructure qui ne dépend plus que de la Flandre, Bruxelles, d’une manière tout à fait autonome et sans concertation peut prendre alors des normes plus exigeantes et dire : vous voulez l’aéroport chez vous ? Et bien prenez alors l’intégralité des nuisances pour vous. (Si l’aéroport reste national), je suis pour une harmonisation des normes. Mais avant tout, il faut définir au préalable une capacité maximum pour l’aéroport de 300.000 mouvements par an. Aujourd’hui, on parle toujours de 450.000 mouvements annuels mais il n’y a pas, en réalité, de limite au nombre de vols. Ensuite, il faut faire un cadastre de bruit réel. Après cela, et seulement après, on peut entrer dans une logique d’ harmonisation des normes. Mais harmoniser les normes sans savoir où on va, en permettant à un train fou d’aller dans le brouillard, ça c’est certainement un jeu de dupe. Quant aux vols de nuits, on a une position claire : il faut les interdire progressivement.
Que pensez-vous du rapport du Professeur Annemans, dont Bert Anciaux fait grand cas ? Il promet une réduction de 215 à 160 morts par an grâce au plan de dispersion. Compte tenu de la méthode de dispersion qui ne tient pas compte des densités de populations, ne peut-on en conclure que les victimes seront en majorité des bruxellois ou des francophones de la périphérie ?
Anciaux dit tout et son contraire. Il vient de commander une étude il faut lui en rendre hommage - qui tient compte des densités de population. Cette étude dit que le bruit tue et que le bruit est cause de maladies. L’étude du professeur Annemans intègre le critère de densité de population. Si on veut tenir compte de l’étude de cet éminent spécialiste, il est évident qu’il faut essayer de veiller à ce que le moins de gens possible soient survolés et choisir les zones les moins densément peuplées. Je vais prouver très prochainement sur base d’un cadastre réel de bruit, chiffres à l’appui qu’on dépasse parfois de 200% les bruits du cadastre théorique. Cela veut dire que l’étude du Professeur Annemans doit être réévaluée au regard de la réalité du bruit. Il faut peut être parler de beaucoup plus que les 160 morts estimés par le Professeur Annemans (au lieu de 215 sans le plan de dispersion). C’est peut-être trois fois plus ! Plus vous faites survoler des zones fortement peuplées, forcément, plus il y a de victimes. C’est une question de bon sens. C’est la raison pour laquelle je demande un cadastre réel du bruit pour Bruxelles et sa périphérie mais aussi dans le noordrand. Mais on ne parvient pas à l’obtenir évidemment car ce cadastre va révéler des distorsions importantes en terme de gène dans des zones fortement peuplée et donc va nécessairement obliger de faire des choix qui n’iront pas vers des zones fortement peuplées. Et c’est la raison pour laquelle Anciaux depuis un an n’avance pas d’un pouce dans le cadastre du bruit. Et je dis depuis un an mais cela fait 4 ans que l’on aurait pu avancer dans ce cadastre du bruit. Madame Durant n’y est pas arrivée parce que BIAC s’y oppose fondamentalement. Parce qu’il est évident que ce cadastre du bruit va être une contrainte dans l’exploitation de BIAC et qui dit contrainte dit moins de rentabilité pour BIAC.
Peut-on dire alors que le plan de dispersion va causer à Bruxelles un grand nombre de victimes chez des gens qui vont mourir et qui sans le plan auraient pu continuer à vivre ?
Les études de santé n’établissent pas de corrélation immédiate mais il est incontestable que le trouble, le stress, la névrose seront des causes de maladies qui peuvent être fatales. Ce sont des facteurs complémentaires à un état de santé moins bon qui va nuire à des personnes en situation de faiblesse. Evidemment on ne peut pas dire que le bruit d’un avion va causer automatiquement un mort. Mais le bruit, comme la chaleur, l’ozone, etc sont des facteurs cumulatifs qui vont causer des morts. Si on concentre les nuisances sur des zones fortement peuplées on augmente les maladies et donc la mortalité sur les plus fragiles.
Il faut faire l’arbitrage entre développement économique et santé. Mais cet arbitrage n’est pas fait aujourd’hui parce qu’on a pas un diagnostic précis de l’impact du bruit sur chaque zone. Il n’y a pas de projection fiable ou sérieuse quant au développement des problèmes de santé dans le cas où DHL se développerait à Zaventem. Et donc, dans l’absence d’instrument de mesure, c’est comme si on demandait à un pilote de voler sans radar. Notre gouvernement et la BIAC, depuis des années, pilotent sans radars avec pour seule ligne de mire la rentabilisation d’investissements pharaoniques.
A mon avis le rapport Annemans est tout a fait intéressant et ne renforce pas la thèse de BIAC et d’Anciaux qui ne tiennent compte que des moyennes de bruit et on se rend compte que la réalité est beaucoup plus inquiétante encore que ce qui est écrit dans le rapport.
N’est-ce pas illogique de vouloir disperser les atterrissages lorsque l’on sait que les trajectoires ne peuvent pas être réparties, comme en ce qui se passe pour la piste 02 ?
Il est évident que l’atterrissage qui contraint à des couloirs précis, avec une approche sur 17 km, on ne peut pas parler de dispersion. Le principe même de l’atterrissage, c’est un principe de concentration. Et donc cette concentration doit être privilégiée dans les zones où il n’y a quasi pas de population.
Les quartiers est de Bruxelles sont de loin les plus prisés par les européens et la communauté internationale en général, ne risque-t-on pas de nuire à la réputation d’accueil de Bruxelles en tant que siège d’institutions internationales ?
La Belgique à cause de son comportement erratique nuit souvent à son image internationale. Je dirais moi que nous allons sans doute trouver de plus en plus d’alliés de poids sur le plan européen. Le débat va s’européaniser.
Les citoyens européens qui vivent à Bruxelles sont des citoyens comme les autres, qui souffrent comme les autres. Ils doivent se mobiliser comme les autres. Ils ont une meilleure connaissance des institutions européennes. Ils peuvent nous aider car ils ont des accès privilégiés à des instances comme la Commission européenne, le parlement européen, la Cour de Justice pour que l’on puisse porter ce débat à l’extérieur si la raison ne l’emporte pas. Ce que je crains.
Quel est votre jugement moral sur les activités économiques qui suscitent des vols de nuit ?
Dans l’absolu je ne porte pas de jugement sur une activité économique lorsqu‘elle ne porte pas de nuisances excessives. Mais lorsqu’il y a une volonté de développement économique à tout prix et que l’on ne veut pas voir les conséquences, à ce moment là on tue l’essence même de ce qui peut avoir de la valeur dans le développement économique, à savoir créer de la plusvalue et de la richesse. Et donc on privilégie une vision à court terme, c’est le mal belge. On refuse de prendre en compte des situations qui concernent des minorités. On baptise un peu trop souvent une solution « d’intérêt collectif » au détriment d’une minorité qui souffre. C’est vécu pour le bruit des avions mais c’est vrai aussi pour des communautés culturelles. Les institutions belges ne sont absolument pas respectueuses des minorités. Le message, c’est : vous êtes une minorité et bien tant pis pour vous. Sur le plan moral, cela m’interpelle évidemment d’entendre dire « Oh, ce ne sont que 100.000 ou 150.000 égoïstes » Mais 150.000 personnes qui souffrent, c’est beaucoup trop. Une société moderne, humaniste, doit pouvoir d’abord prendre en compte les problèmes des minorités avant de se lancer vers de grands défis collectifs. Ce qui fait l’honneur d’un pays, c’est de ne pas laisser de côté ceux qui souffrent. Quand on prend une décision en politique, il faut veiller à l’intérêt général, mais pas si on doit faire souffrir une quantité significative de gens. Je pense que l’intérêt général n’est pas « bon » à tout prix. Au nom de l’intérêt général, on a commis beaucoup d’erreurs dans notre société. Au nom de l’intérêt général on a fait des bavures, des erreurs irréparables. On parle même de 200.000 habitants, les chiffres varient. Mais c’est énorme, c’est une une ville moyenne de Wallonie, ce sont 6 communes bruxelloises. Cela fait beaucoup.
Pour ce qui est de la fermeture de l’aéroport la nuit et du non survol des zones à forte densités de populations, on observe que le FDF, le CDH et Ecolo ont une position commune favorable. Antoine Duquesne, par contre, est intervenu pour affirmer que le MR était contre. Comment vivez-vous cette différence de position à l’intérieur du MR sans être dans l’opposition ?
D’abord je voudrais dire que le PSC (l’actuel cdH) avait donné son feu vert pour le développement des vols de nuit en acceptant DHL à Bruxelles National. Je dois dire que les écolos ont fait preuve d’une certaine constance et ont un discours sans doute similaire au mien en disant que dans un pays il faut faire la balance entre intérêts économiques et environnementaux et on ne peut sacrifier l’un au détriment de l’autre. Avec une différence parce que moi je tiens au développement économique, ce que ne fait pas toujours Ecolo. Mais dans ce dossier, ce n’est pas un problème de parti, c’est un problème de bon sens. Je me rends compte qu’on est arrivé à une limite du tolérable. C’est vrai pour les habitants de la périphérie est mais aussi de Haren et de Neder et c’était vrai aussi dans le noordrand lorsque les avions étaient concentrés au dessus de leur tête. Quant au MR, j’ai été très clair. J’ai désapprouvé la position qui a consisté à s’écarter de la déclaration gouvernementale du 3 juin qui prévoyait un cadastre de bruit préalable. Anciaux a présenté son plan et n’a pas été désavoué. L’ensemble de la majorité fédérale porte cette responsabilité. C’est clair.
Moi ce que je veux aujourd’hui, c’est dire non au développement de DHL à Zaventem et revenir à la situation existante avant le plan de concentration d’Isabel Durant. Je veux une répartition équitable des nuisances, en tenant compte de l’impact commune par commune, quartier par quartier, ce qui implique d’inclure la notion de densité de population. C’est ce qui est dans la déclaration gouvernementale. Je le sais bien, c’est moi qui l’ai écrite ! On essaie de faire croire qu’on va pouvoir doubler le nombre de vols de nuit en utilisant des avions un peu moins bruyants et dire qu’en moyenne le bruit ne va pas augmenter, ça c’est de la fumisterie. Je ne serai pas coupable de ce genre de fumisterie. Je ferai probablement un score significatif à Bruxelles. Je représenterai quelque chose sur le plan politique et j’aurai le courage de lutter contre des politiques mauvaises.
L’attitude de Louis Michel est très critiquée par la population concernée, pourtant orientée plutôt vers le MR à l’origine ? Qu’en pensez-vous ?
Le problème est très complexe. Je crois que je suis un de ceux qui connaît le mieux le dossier pour l’avoir traité depuis 15 ans. Anciaux a été d’abord mû par des intérêts électoraux mais il a aussi été manipulé, comme tous les autres ministres, par la BIAC qui continue d’essayer de faire croire que la gène n’est pas ce qu’elle est, qu’il n’y a que dix mille personnes touchées. Louis Michel et les autres ministres ont tous été manipulés et je ne leur en fais pas le reproche. Ce problème est tellement technique qu’on a le droit à l’erreur. Mais on ne peut pas s’entêter dans l’erreur. Ce je vais dire pour le MR, je le dirais aussi pour le FDF, que j’ai chevillé au cœur. Je ne m’alignerai pas sur des ukazes, d’où qu’ils viennent. Il y a personnalités importantes au MR qui sont actifs pour défendre les bruxellois contre le plan Anciaux, comme Vandenhaute, van Hobrouck, Maingain, de Donnéa. Dans les instances du MR, il n’y a pas encore eu de débat. S’il y a un débat avec un vote que je n’approuve pas, il y aura un problème. On ne m’imposera pas le résultat de ce vote.
Et si le MR accepte un accord au fédéral qui ne fait aucun cas du critère de densité de population ?
Cela voudrait dire que l’on n’a pas fait cas d’un vrai cadastre de bruit puisque celui-ci doit intégrer la notion de densité de population. Cela fait partie de la déclaration gouvernementale. Dans ce cas, de même que si le développement de DHL devait être accepté, je m’opposerai et n’accepterai pas de faire partie d’un prochain gouvernement. Nous sommes à 15 jours des élections, je pense que je serai parmi les bons scores à Bruxelles. Je serai une personnalité politique sur laquelle on ne pourra pas faire d’impasse, sauf à faire l’impasse sur la démocratie. Et je ne suis pas non plus tout seul.
Il n’y a pas que le MR, il y a le partenaire socialiste. Comment voyez-vous les choses ?
Le PS est aujourd’hui incontestablement favorable au développement de DHL, soutenu en cela par le SPA. C’est ça la vérité. Je sors d’un intercabinet avec Monsieur Eric Tomas (ndlr : le Ministre socialiste de l’Economie de la Région Bruxelloise) qui me dit le contraire que ce qu’il a déclaré à la presse. Il me dit que je ne suis pas bien informé, que l’on passera de 34.000 mouvements à 31.000 mouvements - la bonne affaire ! que DHL va s’engager à acheter des avions moins bruyants et donc il n’y a pas de gène pour la population. C’est pour rigoler ! Cela veut dire que le PS est en train de traiter avec Pierre Klees, étiqueté PS, et qu’ils défendent uniquement des intérêts de la haute finance. Cela m’étonne à propos du parti socialiste qui est plutôt censé s’intéresser aux gens, mais voilà. Charles Picqué est député fédéral. Il aurait pu en tant que tel déposer une motion de défiance à l’égard d’Anciaux, comme il l’avait évoqué, mais il ne l’a pas fait. Le PS se tait parce que, fondamentalement, ils ont aujourd’hui acquis le principe du développement de DHL à Bruxelles National. J’en suis persuadé.
Propos recueillis le 29 mai 2004
Texte relu et approuvé par Didier Gosuin